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15 films lesbiens internationaux incontournables à voir absolument

films lesbiens internationaux incontournables

Panorama audacieux des films lesbiens internationaux qui bouleversent les écrans en 2025.
— Focus sur des œuvres majeures, d’Europe, d’Afrique, d’Asie et des Amériques, qui explorent la romance, le thriller, la comédie ou la mémoire historique.
— Hommage aux réalisatrices engagées comme Céline Sciamma, Wanuri Kahiu ou Park Chan-Wook, qui créent une nouvelle langue cinématographique féminine.
— Analyse de la progression, du combat contre les clichés à la consécration en festival et sur les plateformes de streaming mondiales.
— Éclairage sur la force de l’émotion, la richesse des récits et les scènes de passion entre femmes, essentielles à la diversité du septième art.
— Points pratiques : disponibilité de ces films sur Netflix, Amazon Prime, LABELS indépendants (Focus Features, A24…), pour une accessibilité renforcée et une visibilité accrue.
— Récit passionnant, vivant et ouvert, pour toutes celles et ceux qui veulent s’immerger dans le cinéma lesbien du monde entier.

D’un continent à l’autre, le cinéma lesbien connaît depuis quelques années une renaissance spectaculaire, portée par des œuvres à la fois intimes, universelles et profondément politiques. Loin des caricatures d’hier, des films portés par des cinéastes queer ou allié.e.s, explorent avec brio la complexité du désir féminin, les enjeux de l’acceptation de soi, et les défis propres aux sociétés pluriculturelles. Les grandes plateformes de streaming, aux côtés de labels indépendants audacieux, jouent un rôle déterminant pour offrir une visibilité inédite à ces histoires à la fois singulières et collectives.

Cette sélection plonge le lecteur au cœur de vingt films majeurs, récents ou cultes, venus de France, du Kenya, de Corée ou des États-Unis, dans une mosaïque de romance, de thriller, de comédies et de documentaires. On y retrouve la passion incandescente d’« Adèle » ou de « Carol », le souffle poétique du « Portrait de la jeune fille en feu », la tension sulfureuse de « Mademoiselle », la révolte solaire de « Rafiki », mais aussi des récits drôles et modernes, portés par une nouvelle génération de réalisatrices. Naviguant entre drame historique, coming out politique ou moments de rire libérateur, ces histoires, portées par des femmes puissantes, invitent à explorer un imaginaire queer à la fois courageux, doux et subversif.



Les meilleurs films lesbiens internationaux à découvrir en 2025

Sur les écrans ou sur les plateformes, 2025 marque une récolte exceptionnelle de films lesbiens venus du monde entier. Ces œuvres marient la puissance narrative à une mise en scène qui épouse l’intimité, l’audace et la diversité des histoires. On constate une ouverture sans précédent aux regards croisés, que l’on vienne d’Europe, d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie. Si la France a vu éclore un chef-d’œuvre comme « Portrait de la jeune fille en feu » dirigé par Céline Sciamma, l’Angleterre s’illustre avec « Ammonite » (où Kate Winslet livre une performance bouleversante), alors que la Corée du Sud frappe fort avec « Mademoiselle », le thriller érotique signé Park Chan-Wook.

Les festivals de renom, tel le festival de Cannes (Queer Palm, Un Certain Regard), la Berlinale ou Sundance, consacrent cette vitalité, révélant des pépites comme « Rafiki », bannie au Kenya puis acclamée mondialement, ou encore « The World To Come », production estampillée A24 qui offre une exploration lyrique de la romance entre femmes dans l’Amérique rurale du XIXe siècle.

Parmi les sensations récentes, « Bottoms », comédie percutante, ou « Blue Jean », drame social britannique, abordent l’adolescence queer avec nuance et humour. Les Amériques s’imposent aussi, entre la fougue de « La vie d’Adèle », l’élégance rétro de « Carol » (Focus Features, Cate Blanchett magistrale), le souffle caribéen de « Pariah » ou la force documentaire de « A Secret Love ».

L’irrésistible richesse de cette production reflète des combats, des passions, mais surtout, la volonté de donner à chaque femme la place qui lui revient sur le grand écran.

Portrait de la jeune fille en feu et l’œuvre sensible de Céline Sciamma

Portrait de la jeune fille en feu

Impossible d’évoquer l’excellence du cinéma lesbien sans rendre hommage au talent de Céline Sciamma. Avec « Portrait de la jeune fille en feu », la cinéaste française esquisse une histoire puissante qui marie l’intelligence du regard et l’intensité de la romance. Située en Bretagne au XVIIIe siècle, cette fresque intime met en scène Marianne (Noémie Merlant), peintre chargée de réaliser le portrait d’Héloïse (Adèle Haenel), noble recluse promise à un mariage forcé. Au fil des séances de pose, un lien se tisse, fait de silences complices, de gestes subtils et de regards enflammés.

Ce film, nommé et primé au festival de Cannes, s’impose comme un manifeste artistique pour la représentation des désirs féminins, loin des stéréotypes et du male gaze. Céline Sciamma y développe une poétique de l’attente, une tension qui fait de chaque instant un espace de passion suspendue. L’usage de la lumière naturelle, la beauté picturale des scènes au bord de la mer, et la structure narrative contemplative offrent une expérience immersive, où la force du sentiment s’écrit en creux.

Ce n’est pas un hasard si l’on cite volontiers Céline Sciamma comme l’une des voix majeures du renouveau queer européen : son art de mettre en scène le désir lesbien – également dans « Naissance des pieuvres » – inspire toute une nouvelle génération. Par ailleurs, le choix d’un final bouleversant acte l’idée que la mémoire amoureuse peut transcender le temps et les conventions sociales.

En somme, « Portrait de la jeune fille en feu » fait figure d’étalon maître, tant pour son engagement, son esthétisme que pour son apport à la narration lesbienne.


Thriller et érotisme dans le cinéma lesbien avec Mademoiselle de Park Chan-Wook

Avec « Mademoiselle » (The Handmaiden), le cinéma sud-coréen offre l’un de ses plus singuliers thrillers érotiques. Réalisé par Park Chan-Wook, ce film transpose l’intrigue du roman victorien « Du bout des doigts » dans une Corée du Sud colonisée des années 1930. L’histoire s’articule autour d’une jeune servante, Sookee, engagée chez la mystérieuse Lady Hideko, dont elle devient tantôt complice, tantôt amante. Manipulations, faux-semblants et rebondissements en cascade tissent une trame à la fois haletante et sensuelle.

« Mademoiselle » ose explorer la passion et le désir féminin à travers la tension d’un huis clos féminin, magnifié par des plans d’une beauté crue et raffinée. La mise en scène de Park – habituellement associé à des thrillers sanglants – sait capter la fragilité, le danger et l’érotisme, sans jamais sacrifier la subtilité des relations.

Cette œuvre a contribué à ouvrir le cinéma asiatique à des représentations plus diverses, complémentaires de celles vue en Europe ou Amérique. Par son impact, « Mademoiselle » s’est imposé comme un classique contemporain, affirmant que voyeurisme et authenticité peuvent cohabiter si la mise en scène respecte la complexité des personnages féminins.

Park Chan-Wook démontre que le thriller lesbien n’est pas l’apanage de l’Occident : il s’enracine dans des imaginaires culturels qui offrent au spectateur expérience sensorielle, trouble et émotion forte, portés par une esthétique baroque et une intelligence narrative singulière.

Films cultes et incontournables : La vie d’Adèle, Carol et Rafiki

Chaque époque a ses titres pionniers qui marquent le grand public. Trois œuvres phares incarnent, à leur façon, les promesses et les défis du cinéma lesbien moderne.

  • La vie d’Adèle : Palme d’or à Cannes, le film d’Abdellatif Kechiche a fait exploser la visibilité des romances féminines en France et à l’international. Décrivant le passage à l’âge adulte d’Adèle, la rencontre fusionnelle puis tourmentée avec Emma (Léa Seydoux), le film brille par sa justesse dans la représentation du désir et des incertitudes adolescentes. Malgré les controverses autour du tournage, le film a influencé toute une génération grâce à des séquences empreintes de passion brute et de sensibilité.

  • Carol : Œuvre élégante de Todd Haynes, avec Cate Blanchett et Rooney Mara, « Carol » revisite le New York feutré des années 50 où deux femmes, issues de mondes opposés, s’étreignent face aux carcans. Produite par Focus Features, cette adaptation de « The Price of Salt » se distingue par ses costumes, son atmosphère feutrée et l’alchimie entre les actrices. « Carol » montre que la romance lesbienne peut être abordée avec douceur, pudeur et profondeur, sans perdre en intensité ni en engagement.

  • Rafiki : De la réalisatrice kényane Wanuri Kahiu, « Rafiki » relate avec éclat et énergie la relation entre Kena et Ziki, deux jeunes femmes dans un Nairobi où l’homosexualité est criminalisée. Colorée, optimiste et militante, l’œuvre résiste à la tentation de la tragédie systématique pour célébrer le droit à l’espérance et à la transgression. Bannie puis célébrée dans les festivals, « Rafiki » est plus qu’un film : c’est un acte d’engagement culturel et social.

Ces trois titres constituent des jalons indispensables qui ont contribué à faire du cinéma lesbien un espace où la passion – qu’elle soit ardente, contrariée ou lumineuse – continue de vibrer jusque dans l’imaginaire collectif.

Comédies lesbiennes modernes accessibles sur les principales plateformes de streaming

Si la plupart des regards se sont longtemps tournés vers le drame ou le thriller, la comédie lesbienne connaît aujourd’hui un renouveau vivifiant, en particulier sous l’impulsion des plateformes de streaming comme Netflix, A24* ou Amazon Prime. Le public francophone a pu découvrir ces dernières années une palette de films à la fois légers, acerbes et inclusifs, où l’humour et la tendresse n’excluent ni la lucidité, ni la force du propos.

Parmi les plus emblématiques, « Happiest Season » de Clea DuVall (disponible sur de nombreuses plateformes) met en scène Kristen Stewart, piégée dans une famille conservatrice où le coming out tourne à la comédie de mœurs. Plus récente, « Bottoms » (production A24), renverse les codes du teen movie en campant deux anti-héroïnes queer qui montent un faux club de combat pour séduire leurs crushs : hilarité garantie, énergie disruptante et franchise irrésistible.

Ce nouveau souffle fait du bien, en offrant des histoires où la romance et la passion ne riment pas systématiquement avec tragédie : ce sont aussi des occasions de rire, de se reconnaître et de respirer.

Preuve que le cinéma lesbien sait, lui aussi, conquérir les cœurs par le sourire, brisant les tabous tout en célébrant l’autodérision et la joie d’aimer hors normes.

TitrePaysGenreDisponible sur
Happiest SeasonÉtats-UnisComédie romantiqueAmazon Prime, Canal+
BottomsÉtats-UnisComédie, Teen MovieAmazon Prime Video, A24
BooksmartÉtats-UnisComédieDisney+, Netflix
CrushÉtats-UnisComédie romantiqueDisney+, Canal+
Banana SplitÉtats-UnisComédie, AdolescenceNetflix

Documentaires et biopics essentiels pour la mémoire lesbienne au cinéma

Au-delà de la fiction, la mémoire des femmes et des luttes lesbiennes a trouvé un écrin puissant dans le documentaire et le biopic. Ces œuvres constituent un geste politique qui ancre les parcours individuels dans l’histoire collective, tout en luttant contre l’effacement des voix minoritaires.

« A Secret Love » (Netflix) évoque la très longue histoire d’un couple de femmes américaines ayant vécu leur relation dans la clandestinité pendant près de 70 ans. Touchant, pudique, ce document met en lumière le courage quotidien et la nécessité de transmettre la mémoire des aînées. Autre exemple marquant, « Colette », Oscar du meilleur court-métrage documentaire, suit une résistante française confrontée à son passé et à ses sentiments pour une amie disparue.

Ne pas oublier l’historique « The Watermelon Woman » de Cheryl Dunye, pionnière du cinéma queer noir, qui mêle fiction et témoignage, interrogeant la représentation des femmes lesbiennes dans l’histoire du cinéma. Plus récemment, « Disclosure » (sur les représentations trans) et « Rebels on Pointe » (sur les ballets Trocadero) renouvellent également la réflexion sur la pluralité des luttes LGBTQIA+.

Par ces récits réels, le cinéma lesbien fait œuvre de transmission : il rappelle que derrière la fiction, il y a toujours des histoires vraies, faites de courage, d’amour, et d’un irrépressible désir d’exister.

L’évolution historique du cinéma lesbien à travers le monde

Au XXe siècle, la présence de films lesbiens sur grand écran relevait presque de la provocation : le code Hays américain, la censure européenne, ou la criminalisation au Kenya rendaient ces récits quasi impossibles à diffuser. D’abord relégués à des figures secondaires ou tragiques (« Le Secret derrière la porte », 1948 ; « La Califfa », 1970), puis à des sous-entendus dans les années 80/90, il faudra attendre les années 2000 pour que de véritables histoires d’amour entre femmes soient mises au centre de l’écran.

L’arrivée de Céline Sciamma en France, la médiatisation de festival comme la Berlinale, l’impulsion de labels comme Peccadillo Pictures ou Wolfe Video, mais aussi l’essor des plateformes (Netflix, A24) ont offert une nouvelle visibilité à ces récits. Les premiers succès, tels que « Go Fish », « Water Lilies » ou « Bound », ouvrent la voie à des œuvres plus audacieuses et universelles, issues d’Amérique latine (« Muchachas de uniforme »), d’Afrique (« Rafiki ») ou d’Asie (« Mademoiselle »).

Aujourd’hui, le cinéma lesbien devient un lieu d’expérimentation, de revendication, mais aussi d’émotion : il conjugue héritage militant et désir d’inventer des formes nouvelles, toujours à rebours des clichés.

Diversité des genres dans le cinéma lesbien : romance, drame, thriller et plus encore

Les films lesbiens actuels s’inscrivent très loin de la seule romance sentimentale. Cette diversité de genres permet un renouvellement constant des récits et attire un public toujours plus élargi. On trouve de puissants drames comme « The World to Come » (romance rurale, États-Unis, Saoirse Ronan y aurait trouvé un rôle fascinant), mais aussi des thrillers psychologiques à l’image de « Black Swan », où la tension homoérotique irrigue aussi l’intrigue.

Les teen movies queer (« Booksmart », « Pariah »), les œuvres à costumes (« Ammonite »), mais aussi certaines productions indiennes abordent la pluralité des amours et des genres. Des comédies douces-amères (« Imagine Me & You », « Banana Split ») côtoient des biopics inclassables. Enfin, le thriller et le fantastique ne sont pas en reste, comme en témoignent « Thelma » (Norvège) et la série « Euphoria » portée par Zendaya.

Cette pluralité de formats, d’époques et de tonalités fait du cinéma lesbien un espace de liberté exceptionnel, au sein duquel chaque femme peut se reconnaître en toute authenticité.

GenreExemple(s) de filmPays d’origine
RomancePortrait de la jeune fille en feu, CarolFrance, États-Unis
ThrillerMademoiselle, Black SwanCorée du Sud, États-Unis
ComédieBottoms, BooksmartÉtats-Unis
DocumentaireA Secret Love, ColetteÉtats-Unis, France
Drame historiqueAmmoniteRoyaume-Uni

Cinéma lesbien et contextes culturels : un voyage entre continents et époques

Le cinéma lesbien, dans sa globalité, témoigne aussi d’enjeux profondément ancrés dans les contextes culturels et historiques. En Asie, des productions comme « Yes or No » (Thaïlande) ouvrent discrètement la voie à la romance féminine, avant de se heurter à la censure. En Afrique subsaharienne, des films tels que « Rafiki » ou « Stories of Our Lives » (Kenya) luttent contre l’homophobie d’État à travers la fiction. En Amérique latine, l’émergence de films comme « Las hijas del fuego » (Argentine) célèbre la sexualité sans tabou, tandis que le cinéma polonais ou russe préfère le détour par la métaphore, du fait de contextes sociopolitiques hostiles.

Cet ancrage géographique influence non seulement les thèmes (répression, libération, mémoire, révolte), mais aussi l’esthétique : les couleurs vives du « summer movie » kényan contrastent avec la froideur de certaines productions du nord, la tension du thriller coréen avec la délicatesse de la romance française.

Ce voyage transcontinental offre une carte sensible de l’émancipation et de la quête d’identité, rappelant que toute histoire d’amour, de résistance ou de passion lesbienne s’écrit aussi contre les obstacles propres à son pays et à son époque.

Les réalisatrices engagées et la création d’une langue cinématographique lesbienne

La plupart des œuvres pionnières siéent à la capacité des réalisatrices à inventer des langages visuels et narratifs distincts. Céline Sciamma a montré qu’une main féminine peut donner au désir une profondeur rarement atteinte. Wanuri Kahiu (Kenya), Amma Asante (Royaume-Uni), Dee Rees (« Pariah »), Francis Lee (« Ammonite »), Cheryl Dunye (« The Watermelon Woman ») ou Desiree Akhavan (« Appropriate Behavior ») participent chacune à cette révolution en créant de nouvelles façons de montrer l’intime, la romance et la lutte.

Très souvent, leur cinéma est traversé par l’idée d’engagement : filmer les femmes pour leur donner, enfin, la parole et l’image. Elles jouent sur l’ambiguïté, le non-dit, la sensualité du geste, la lutte souterraine contre les conventions, mais aussi sur la joie, la sororité et la déconstruction des assignations.

Ce sont ces voix qui, de plus en plus, redessinent le paysage du cinéma lesbien, hors des sentiers battus.

  • Exemples : Céline Sciamma (« Portrait de la jeune fille en feu », « Naissance des pieuvres »)
  • Wanuri Kahiu (« Rafiki »)
  • Cheryl Dunye (« The Watermelon Woman »)
  • Dee Rees (« Pariah »)

La représentation authentique du désir et des luttes féminines dans les films lesbiens

Les meilleures œuvres lesbiennes se distinguent par la sincérité de leurs représentations : elles font la part belle à la sensualité, au doute et à la pluralité du désir, sans sombrer dans le sensationnalisme. Que ce soit à travers un simple baiser volé à l’aube (« Portrait de la jeune fille en feu »), une nuit de secret partagée (« Ammonite »), ou la guérilla amoureuse de « Banana Split », chaque film lesbien replace ses héroïnes au centre d’un récit où la passion s’incarne dans la vulnérabilité, la colère, la rébellion.

Leur force : ne jamais dissocier lutte politique et sentiment amoureux. Ces films abordent frontalement les thèmes de la discrimination, du coming out douloureux, de l’homoparentalité, mais aussi de la joie d’inventer sa propre histoire. Ils refusent l’uniformité, préférant l’audace, la complexité, et surtout la sincérité, clef de voûte d’une représentation authentique du féminin.

L’impact des plateformes de streaming sur la visibilité du cinéma lesbien international

Le virage numérique opéré par l’industrie du cinéma a bouleversé la façon dont les films lesbiens accèdent au public. En 2025, Netflix, Amazon Prime, Disney+ ou Canal+ proposent désormais dans leur catalogue un large éventail de fictions, de documentaires et de comédies queer. Cette révolution de la diffusion contribue à normaliser la romance et les histoires de femmes qui, hier encore, étaient absentes des circuits traditionnels.

La grande force des plateformes réside dans l’accessibilité : plus besoin d’habiter une métropole ou d’attendre un festival militant pour voir « The World to Come » ou « Pariah ». L’algorithme promeut des œuvres jusque-là confidentielles (comme « Booksmart » ou « Crush »), ouvrant la porte à une internationale du désir féminin à l’ère du streaming.

Les distributeurs indépendants, tels que Strand Releasing ou Wolfe Video, voient leurs productions voyager partout, multipliant les croisements, les rencontres, et surtout les histoires qui font sentir que chaque amour compte.

Labels indépendants : acteurs clés de la promotion du cinéma lesbien audacieux et diversifié

Les plateformes ne sauraient occulter le rôle crucial des labels indépendants, véritables vigies d’un cinéma lesbien libre et novateur. TLA Releasing, Strand Releasing, Peccadillo Pictures, et Wolfe Video s’engagent depuis deux décennies à dénicher, produire et diffuser des perles venues de tous horizons. Leur ligne éditoriale : privilégier des récits audacieux, expérimenter, soutenir les voix minoritaires, et refuser toute standardisation.

Grâce à eux, on peut voir en France – en salle ou en VOD – des œuvres venues d’Argentine, d’Inde, de Scandinavie, ou du Moyen-Orient. Ces labels investissent dans la durée, encourageant la diversité des formats : longs, courts, interludes, séries et même web-séries. Ils épaulent souvent de jeunes réalisatrices, pariant sur la singularité plutôt que sur l’uniformité.

Dans le paysage 2025, leur présence demeure garante de la vitalité, de la pluralité et de l’irrévérence du cinéma lesbien international.

Festivals internationaux et reconnaissance des films lesbiens : Sundance, Cannes et au-delà

Les grands festivals – Cannes, Sundance, Berlinale, TIFF, Queer Palm, BFI Flare – jouent un rôle pivot dans la reconnaissance des films lesbiens à l’international. Les sélections prestigieuses de « Portrait de la jeune fille en feu », « Carol », « Rafiki » ou « The World to Come » ont offert aux œuvres une visibilité mondiale, doublée d’une reconnaissance critique.

Ces grandes rencontres influent tant sur la diffusion des films que sur le financement de nouvelles œuvres : un passage remarqué à Cannes ou Sundance peut ouvrir les portes des plateformes et du public large et heterogène. Les sections LGBTQIA+ (MixCopenhagen, Outfest, Queer Lisboa) offrent un espace de légitimité, tout en accélérant l’évolution des mentalités dans chaque pays représenté.

Les festivals ne sont pas seulement des vitrines : ils servent de plateforme de networking, d’incubateurs pour l’avenir, et témoignent du rôle moteur du cinéma queer sur la scène mondiale.

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